20 novembre 2007
Journée de grêve
Je n'ai finalement pas franchi le pas.
Non pas que les revendications ne m'interpellent pas. Mais je ne suis pas sûr qu'arrêter de travailler une journée dans un service administratif fasse avancer quoi que ce soit, si ce n'est reporter le labeur du jour au lendemain et augmenter un peu plus le sentiment de lenteur à notre encontre.
Parce que le principe est simple, la logique machiavélique.
Postulat actuel : l'Administration Publique est lourde et peuplée de fainéants.
Moralité, réorganisons : dégraissons, responsabilisons.
Et en avant la gestion intégrée avec un fonctionnaire pour mille dossiers.
La performance : Faire du chiffre. Peu importe la qualité.
Au final, tache titanesque. Du coup, c'est lent.
Et comme les services sont peuplés de fainéants, réorganisons : dégraissons, responsabilisons...
Et la boucle est bouclée. Alors autant laisser faire le coeur de métier et réserver ses forces pour défendre les trop prévisibles attaques menées contre le secteur privé, qui aura bien besoin d'aide pour se faire entendre le moment venu.
"Le principe n'est pas de dire que l'on va mettre en place une nouvelle
taxe pour combler le trou de la Sécu mais de dire : Regardez, ça ne
fonctionne pas, ça marchera mieux si on le passe au privé".
Cette
phrase entendue chez Mermet retrace complètement la perception que j'ai
de ce que nous préparent nos édiles. Carte bancaire à la clef.
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